Parmi toutes les maladies qu’on peut avoir, celles concernant l’anus sont les plus difficiles à en parler. En effet, ce n’est pas parce que c’est rare, mais parce qu’on évite d’en parler car on a honte de le dire. L’un de ces troubles les plus communs est sans aucun doute les hémorroïdes. Alors, avant d’en savoir plus sur les solutions médicamenteuses, il faut bien avoir une idée sur ce que c’est et les solutions avant de passer aux médicaments.

Les hémorroïdes en bref

Pour définir les hémorroïdes, ce sont à la base des veines qui irriguent l’anus de l’intérieur à l’extérieur. Quand ces veines subissent une inflammation, c’est là qu’on parle d’une crise hémorroïdaire qui peut avoir plusieurs symptômes.

Au début, ça peut totalement passer inaperçu surtout quand on parle d’hémorroïdes internes. Toutefois, dès lors que ça se manifeste réellement, on parle de douleurs, d’impossibilité de déféquer à cause de ces douleurs, de démangeaisons, de sensation de brûlure et même de fièvre pour l’état général. Il y a aussi les symptômes qui sont le résultat des premiers, à savoir la dépression, la fatigue, l’irritabilité et même l’insomnie.

dépression hémorroïdes

Il faut savoir aussi que les hémorroïdes sont de deux types. On parle d’hémorroïdes internes quand ce sont les veines internes qui sont touchées et externes quand ce sont les veines externes. On peut également avoir les deux types. Si pour les derniers on peut vite les remarquer avec une simple palpation dès le début, les internes passent par quatre stades.

Le premier stade est généralement asymptomatique où les hémorroïdes ne sont pas visibles, sortent à l’effort de poussée avec la défécation et retournent vite à l’intérieur dès l’arrêt de l’effort. Le second stade est quand les hémorroïdes ont besoin d’un coup de pousse pour rentrer avec le doigt. Là ça peut devenir assez gênant. Le troisième stade est quand le fait d’essayer de les remettre en place est douloureux et le dernier est quand elles sont visibles à l’extérieur et qu’on ne peut tout simplement pas les remettre en place.

Les causes de ce troubles sont multiples mais principalement l’hérédité. Toutefois, la constipation, la mauvaise hygiène et surtout la mauvaise alimentation et circulation sanguine sont des causes très incriminées comme le tabac et l’alcool. Mais, comme toute maladie, ça peut dégénérer si l’on ne fait rien et avoir des conséquences très importantes comme la thrombose ou la rupture.

Avant de passer aux médicaments…

Avant de passer directement aux médicaments, il y a des choses qu’on peut faire pour remédier au problème. Ce sont aussi des choses qu’on peut continuer à faire avec les médicaments et qu’on doit d’ailleurs le faire.

bain de siège hémorroïdes

Un changement d’hygiène de vie

La première chose à faire est de changer le régime alimentaire. En gros, il faut bannir le gras et privilégier les fibres. Il faut également oublier les épices et boire beaucoup d’eau pour éviter la constipation. Certains sports comme le yoga peuvent également aider.

L’alcool et le tabac sont aussi des choses à oublier totalement. Et, il faut essayer de diminuer le stress dans sa vie et de porter des vêtements naturels, de prendre plus soin de la région anale en la nettoyant bien et la séchant sans trop en faire pour ne pas l’irriter plus qu’elle ne l’est déjà.

Quelques solutions naturelles…

La première solution naturelle est l’eau. En effet, on préconise beaucoup les bains de sièges mais aussi les glaçons pour diminuer les symptômes. Il y a aussi des cataplasmes et des produits naturels comme l’hamamélis et l’aloès véra. Bref, tout ce qui peut marcher tout en étant naturel est bon même quand on entame un traitement médicamenteux.

Les médicaments, quels principes ?

médicaments contre hémorroïdes

Tous les médicaments anti-hémorroïdaires qui existent sur le marché usent de trois principes généraux. Ce sont avant tout et surtout des médicaments symptomatiques puisque les hémorroïdes sont des troubles inflammatoires où on ne peut traiter que les symptômes en attendant que l’inflammation diminue.

Un traitement pour la douleur

Le premier principe d’un médicament contre les hémorroïdes est l’analgésie. En effet, le symptôme le plus contraignant étant la douleur, il faut commencer par l’abolir afin de pouvoir continuer le traitement. Du coup, on trouve toujours un analgésique assez puissant que ce soit localement ou généralement.

Ici, on a un large choix de produits. On peut aller du simple paracétamol à une molécule morphinique. Il faut donc rester assez vigilent à la composition de chaque médicament et bien connaître ses allergies médicamenteuses.

Un traitement pour l’inflammation

Etant une maladie inflammatoire, l’important est de diminuer cette inflammation afin d’accélérer la guérison totale. La seule molécule vraiment efficace contre l’inflammation c’est les corticoïdes. Du coup, c’est tout à fait naturel qu’on en trouve dans chaque médicament quelle que soit sa forme.

Un traitement contre l’infection

médicaments contre hémorroïdes

Même si ça ne fait pas partie des symptômes, l’infection est la complication la plus redoutée en cas d’hémorroïdes. En effet, c’est l’emplacement assez délicat de ces troubles les rend plus exposés aux infections. Du coup, avoir quelque chose contre l’infection à titre préventif est très important. Ça peut n’être que des molécules simples avec des effets assez légers.

Pomades et suppositories, la forme la plus commune…

On retrouve généralement les médicaments contre les hémorroïdes sous forme de suppositoire ou de pommade. C’est ce qui est le plus efficace et dont l’action est la plus rapide. Il y a par exemple les médicaments tels que Scheriproct, Proctosedyl, Anusol ou encore Ultraproct. Tous ces médicaments se présentent sous les deux formes, à savoir en suppositoire et en pommade.

En ce qui concerne les utilisations, on prescrit généralement les suppositoires pour les hémorroïdes internes et la pommade pour une utilisation externe. Toutefois, quand il est impossible d’introduire les suppositoires, on peut très bien utiliser la pommade en application interne. Elle a la même composition que les suppositoires et possède un applicateur dont le diamètre est moins imposant qu’un suppositoire et s’introduit plus doucement à l’intérieur.

Proctofoam, la mousse

proctofoam hc

Avec la pommade et les suppositoires, il existe ce qu’on appelle une mousse de lavage. On en recense par exemple Proctofoam HC. C’est une mousse rectale qui s’applique plus facilement pour les hémorroïdes internes. D’ailleurs, c’est aussi fait pour le traitement de la fissure anale.

L’application de cette mousse est pratiquement la même que celle de la pommade. Il suffit d’installer l’applicateur, de l’introduire à l’intérieur et d’appliquer la mousse. Elle est de la même composition que les autres médicaments. Elle comporte un anesthésiant local pour la douleur et de la cortisone pour l’inflammation. L’effet n’est pas différent mais l’application peut être moins contraignante.

Qu’en est-t-il de la solution Hemapro ?!

On ne peut pas dire que la solution Hémapro est une solution totalement médicamenteuse. C’est justement parce qu’elle utilise la forme médicamenteuse qu’on en parle ici. C’est une combinaison entre une pommade, des suppositoires et surtout des comprimés.

hemapro

La différence avec les autres médicaments est que cette gamme-là utilise des produits naturels. On n’y trouve pas des corticoïdes ou des anesthésiants mais des produits naturels qui sont anti-inflammatoires et analgésiques. Si vous voulez donc commencer par une solution plus naturelle, vous devriez tenter votre chance.

D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur la solution Hemapro et les autres, vous pouvez trouver les solutions anti-hémorroides présentées sur hemoroidetraitement.com.

Hémorroides : comparatif des solutions médicamenteuses
Catégories : Santé